14.09.2006
> Concours de la boîte à rêves
Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand

Contraintes d'écriture
À partir de cette peinture, écrire deux répliques. L'une pour l'homme, l'autre pour la femme.
• L'ordre des répliques est indifférent, c'est à vous de voir.
• Leur longueur peut aller de cinquante à sept cents signes (espaces compris).
Vous avez jusqu'à lundi 18 septembre pour participer !
Ce concours est initié par le célèbre blog La Boîte à images et vous trouverez ICI toutes les modalités de participation.
Comme d'habitude, on ne gagne que le plaisir d'être lu, ce qui, en soi, est déjà énorme, non ?
Seul Victor O. a osé relever le défi. Voici donc son texte :
-Je m’en remets à vous, jeune homme au corps si vigoureux, qui surgissez de ma fenêtre. J’ai besoin de vous, prenez-moi en cet instant fou !
-N’ayez crainte, Madame la Marquise, je suis venu pour m’occuper de vous ! Je sens déjà cette intense chaleur nous gagner. Posez vos mains sur moi, je vais vous prendre dans mes bras et nous allons faire une chose délicate. Je vais devoir vous culbuter du balcon de la pièce voisine afin que vous atterrissiez dans l’herbe et fuyiez cet incendie démoniaque qui ravage votre château !
08:20 Publié dans > Evénement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : concours, écriture, atelier d'écriture
13.07.2006
Concours de nouvelles RATP

La RATP lance un concours de nouvelles pendant l'été : 5 pages, vous avez jusqu'au 1er septembre.
12:30 Publié dans > Evénement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : atelier d'écriture, Paris
En travaux !

Cette partie du site (laissée en friche depuis février, mea culpa !) reprendra son activité en septembre. Pour qu'elle devienne véritablement le carrefour interactif des ateliers, vous y trouverez un contenu diversifié et plus seulement la publication de vos textes.
Ici, donc, dès septembre :
- Vos derniers textes en ligne
- Conseils techniques en écriture
- Recueil de citations sur l'art d'écrire
- Fonds d'écran littéraires
- Liens sur des sites axés écriture
- Liste de livres "inspirants"
- Un forum !
- Une liste de liens vers vos blogs, sites persos... (envoyez-les moi)
A très bientôt...
Sébastien Bonifas
10:45 Publié dans Sébastien Bonifas | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2006
10 minutes de retard

J’ai une minute de retard, je suis vraiment désolé, mais cette minute ne m’appartenait pas.
Je l’avais promise à Oscar.
Oscar est mort il y a une minute.
J’ai dix minutes de retard, je suis vraiment désolé, mais ça ne va pas changer nos vies.
J’ai une heure de retard, je suis vraiment désolé, mais chez moi, c’est courtoisie.
J’ai dix heures de retard, je suis vraiment désolé, mais je me suis réveillé il y a à peine une heure à la cour des miracles, le corps enrobé d’explosifs et encerclé de deux demi douzaines de vestales au bord de la crise de nerf. J’ai fait ce que j’ai pu.
J’ai un jour de retard, j’ai du faire le tour du globe pour venir jusqu’ici.
J’ai dix jours de retard. C’est impardonnable, mais faut il m’édenter pour autant ?
J’ai un an de retard, je t’aime mais je n’en étais pas certain.
J’ai dix ans de retard, mais tu n’a pas changé.
Klaus P.
J’ai une minute de retard, je suis vraiment désolée, je me suis pris les pieds dans le tapis de l’entrée.
J’ai dix minutes de retard, je suis vraiment désolée, je me suis pris les pieds dans le tapis de l’entrée, ma chaussure s’est envolée et sous le bureau s’est coincée.
J’ai dix heures de retard, je suis vraiment désolée, je me suis pris les pieds dans le tapis de l’entrée, ma chaussure s’est envolée, et ma cheville s’est brisée, aux urgences je me suis retrouvée pour me faire plâtrer.
J’ai un jour de retard, je suis vraiment désolée, j’avais mal lu sur le calendrier, de date je me suis trompée.
J’ai dix jours de retard, je suis vraiment désolée, sur le chemin j’ai croisé un vieil amant abandonné, dans sa maison de campagne il m’a invité, je te laisse imaginer.
J’ai un mois de retard, je suis vraiment désolée, ma carte orange était périmée, je n’avais plus d’argent pour la renouveler, et ça fait quand même loin à pied.
J’ai un an de retard, je suis vraiment désolée, ah oui tu vois j’ai pas changé, je voulais avoir le temps de t’oublier.
J’ai dix ans de retard, je suis vraiment désolée, je ne suis toujours pas mariée…tu ne m’attends plus. Désolée.
Mélanie B.
18:15 Publié dans Klaus P., Mélanie B., ¤ Délires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Enfance

L’Ecole. Née sous Charlemagne il y a vachement longtemps, l’Ecole devient très vite l’amie préférée des parents. Particulièrement chiante, elle est haïe à juste titre par les milliards d’enfants dont elle dégueule chaque année le savoir insignifiant dans les salles d’attente de l’ANPE. Très critiquée par le MDE, Mouvement Des Enfants, passé au pouvoir en 2007, l’Ecole est sauvagement assassinée un jour de septembre 2010 par un ancien enfant furieux de ne pas connaître l’intégralité des préfectures du Morbihan. CQFD.
Mon père ne parle pas beaucoup. En tout cas pas avec les gens qu’il aime profondément. Bien sûr, durant ma période follement ado, cette pudeur des mots me blessait profondément. A cette époque où je n’attendais que des hurlements d’amour et de haine, où je ne comprenais que des déclarations enflammées, les silences de mon père étaient mon abîme, mon seau d’eau dans la gueule.
Pourtant, je le sais, je l’ai toujours su, mon père est un roc sentimental. C’est ses petits noms qui me l’ont dit. Ces petits noms où il mettait, toute la tendresse du monde. Bébé Cadum était le plus obscur, jusqu’à ce que j’en découvre la publicité dans un vieux Reader’s Digest de ma grand-mère. Titi, Toi-là-Matelas, ces petits noms qui me faisaient bondir à quatorze ans me manquent aujourd’hui. Bébé Cadum devenu grand. Les grands enfants plus nus que les vrais bébés, surpris d’avoir si vite grandi.
Aujourd’hui mon père réserve ses trésors déguisés à ses petits-enfants. Mais il faut dire que nous n’avons plus besoin de mots. Je crois que nous avons fini par nous comprendre.
Les confitures
Petite, je n’ai jamais fait de confitures. Ma sœur oui. Avec la grand-mère. Elle en avait même fait une rédaction : Comment faire les confitures à la groseille, ou quelque chose d’approchant. Ma mère, grand conservateur du patrimoine familial, me l’avait montré avec une certaine fierté. Regarde ce que ta sœur faisait quand elle était petite. J’ai été un peu jalouse de ces confitures là. La grand-mère depuis, ne quittait que rarement son fauteuil et les confitures n’y avaient pas leur place. Pas grave. Mes « vacances chez mamie » furent peuplées de jeux de cartes et de retransmission de tennis.
Quant à l’autre grand-mère, des confitures elle devait bien en préparer car je les dégustais sur des tartines de beurre certaines matinées des vacances scolaires. Peut-être même m’avait elle demandé une fois de l’aider. J’avais dû préféré coudre des vêtements extravagants, à gros points dans de vieux tissus.
Aujourd’hui c’est ma mère, devenue mamie gâteau, qui produit tous les ans les confitures qui nous colleront les doigts. Sa spécialité ? Le coing. Un peu coulant mais délicieux. Elle en confectionne parfois tellement que je dois les stocker sous l’évier ; incapable de suivre le rythme, et n’osant pas lui avouer : maman, je ne suis pas très confiture finalement.
Céline M.
18:05 Publié dans Céline M., ¤ Vécu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2006
Conte révolutionnaire
Agathe rentre de l’école furieuse !La maîtresse veut toujours qu’elle raconte une histoire. Agathe n’aime pas qu’on la force à raconter des histoires. Elle en a assez que sa maîtresse en face toute une histoire !
Agathe n’aime, ni le chaperon rouge avec sa galette et le loup à qui on ouvre le ventre pour que le chaperon finisse de manger sa galette ! Baliverne que tout cela ! Agathe en a marre des dragons qui crachent du feu jusqu’à plus soif ! Elle ne racontera aucune histoire de cette sorte ! Ni de Boucle d’or, ni des petits cochons avec leurs maisons en ciment, en bois, feu de paille que tout cela !
Non, non ! Plus de Hansel et Gretel avalés par l’ogresse ! Non, Agathe veut bien prendre les bottes de sept lieues pour partir loin de toutes ces histoires où elle n’y trouve pas son compte.
Elle, son histoire, est de se trouver sur une plage au sable fin, face aux rouleaux insatiables de la mer. Cette immensité qui l’emporte vers d’autres horizons, d’autres histoires bien à elle, inventées par son imagination du moment.
Comme celle de Mika, la tortue.
Mika, originaire des steppes, de la lointaine Russie.
Mika se retrouvait maintenant, après bien des aventures à Moscou.
Chaque matin, Mika prenait son service de chauffeur de bus, sa carapace officielle. Mais dans son cœur battait sa première résistance : poète rebelle.
Ses alexandrins accusateurs de la dictature des SS de l’URSS lui avaient fait vivre le goulag.
Cette volonté là : lui briser définitivement ses rimes !
Alors, ce soir, au soleil couchant, sur la place Rouge devenue sanguine, Mika traçait sa ligne clandestine. A chaque arrêt, sa carapace s’ouvrait et accueillait d’autres tortues dissidentes. Véritables poupées russes, elles s’emboîtaient, se refermaient avec leur secret.
Mika accomplissait sa tournée et délivrait les rebelles dans un endroit reculé de la ville où la révolution bouillonnait.
« Les Tortues Obstinées », leur nom de guerre, étaient au nombre de vingt. Les petites têtes nues se rassemblaient ; des grincements de mâchoire imperceptibles, des chuchotis, dénonçaient leur détermination.
Qui l’aurait cru ? Dans ce hangar, s’échafaudait, depuis des mois, la volonté d’obtenir la tête du chef du Kremlin. Tout s’établissait : la date, le rendez-vous, le choix de l’assassine.
Enfin, vers minuit, chaque tortue se séparait.
A pas lents, cœur en carapace, elles allaient, tranquilles, installer chez chaque citoyen la démocratie, cette nouvelle empreinte russe.
Demain, l’aube, aux couleurs cendrées sur la place Rouge, annoncera-t-elle des jours nouveaux ?
Agathe décida d’arrêter là, son récit.
Pourquoi s’autoriserait-elle de décider du cours de l’Histoire ?
Marie-Claude G.
23:37 Publié dans Marie-Claude G., ¤ Contes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Miroir
Le miroir est son épreuve quotidienne. Il ne ment pas, ne triche pas, il lui renvoie une image plane, sans déformation. Une image sans tain, et sans fond de teint, une image sans relief qui le fait douter de sa profondeur d'âme. Le miroir est son double qu'il ne peut éviter en sortant, c'est un passage obligé avant de rejoindre le monde. Ah, si ce miroir pouvait penser ! Mais il réfléchit déjà, on ne peut lui demander plus. Une image avec teint peut-être ? Moins lisse, moins virtuelle, une image qui se mette à vivre, à exister, une image conseillère qui lui montre ses bons côtés en plus de son profil, qui lui permette de se regarder en face. Mais c'est juste une image.
Gilles C.
23:22 Publié dans Gilles C., ¤ Petits riens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Je touche

Je touche tes cheveux, fils de soie parfumés se démêlant nuit et jour au gré de la marée.
Je touche tes oreilles et ton tronc tressaille, il se tord doucement d’un plaisir sans détail.
Je touche tes narines, car on ne dit pas nez de peur que Cyrano à ton balcon vienne chanter.
Je touche tes papilles et goûte ta salive si tiède que ces méandres me forcent à ne plus attendre.
Je touche ce que tu vois pour connaître ta pensée et palper une idée complètement gardée.
Je touche ta fécondité pour permettre à mon feu de mourir étouffé.
Je touche ton toucher et laisse à nos cœurs le soin de se mettre en accord.
Je touche nature et elle me touche à son tour.
Klaus P.
23:15 Publié dans Klaus P., ¤ Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'ai erré
J'ai erré
J'ai erré ma vie durant
Point de virage dans mes propos
Point de sillage derrière mon dos
Aucun écho à mon message
Aucun rivage dans mes sanglots
Sans un îlot où faire naufrage,
Sans point d'ancrage de mon bateau.
Jean-Philippe A.
23:07 Publié dans Jean Philippe A., ¤ Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.01.2006
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Vous rêvez d’avoir un visage plus marqué ?
On vous appelle toujours mademoiselle à 40 ans ?
Ne vous inquiétez plus, grâce aux nouveaux soins adaptés Moulineface, votre visage retrouvera sa splendeur du futur. Une séance seulement vous permettra d’acquérir les traces du respect.
Désormais,
On vous écoutera car vous aurez de l’expérience
On vous parlera car la sagesse embaumera vos sens

18:55 Publié dans Mélanie B., ¤ Délires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

